La Wallonie n’a jamais autant investi dans ses infrastructures !
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2 milliards € sont consacrés aux (auto)routes régionales, aux ponts, aux voies fluviales et aux parcs d’activités économiques !

Maxime PREVOT, Ministre wallon des Travaux Publics et de la Sécurité routière, s’étonne de la communication de l’Association des Entrepreneurs Belges de Grands Travaux (ADEB) tenue ce matin. Le Ministre tient à rectifier les propos concernant les budgets consacrés aux infrastructures wallonnes et à apporter des informations complémentaires concernant l’état des ponts en Wallonie.

1. Budgets consacrés aux infrastructures wallonnes

Contrairement aux propos de l’ADEB qui pointe un désinvestissement public en ce qui concerne les infrastructures, le Ministre Maxime PREVOT rappelle qu’il n’y a jamais eu autant d’investissement consentis en Wallonie.

En effet, rien que pour les 8.500 km de routes régionales et autoroutes wallonnes, le montant des investissements a doublé en près de 10 ans :

  • 2005-2009 : 215 millions € par an
  • 2009-2014 : 345 millions € par an
  • 2014-2019 : 415 millions € par an

Ces investissements se sont accrus grâce notamment au « Plan Infrastructures 2016-2019 » du Ministre Maxime PREVOT qui est doté de moyens budgétaires inédits : 640 millions € pour plus de 300 dossiers ! Pour rappel, ce plan vise à moderniser les infrastructures routières et fluviales en Wallonie afin de favoriser le développement socio-économique de la Région et doper la création d’emplois locaux. Il s’articule autour de quatre axes :

Ø la poursuite de la réhabilitation des autoroutes (128 millions €) ;

Ø la rénovation et la sécurisation des voiries régionales du réseau dit « secondaire » (347,5 millions €) ;

Ø le développement des « Routes de l’Emploi » (89,5 millions €) ;

Ø l’investissement dans les voies hydrauliques (75 millions €).

Ce Plan, qui commence déjà à faire ses preuves (240 millions € ont déjà été engagés) constitue une réponse concrète aux attentes du secteur de la construction grâce notamment aux budgets dégagés et à une prévisibilité des commandes et programmation dans le temps. De plus, le bureau d’étude PwC estime que ce Plan permettra de créer entre 418 et 624 millions € de valeur ajoutée, donc de contribution au PIB wallon, et entre 5.800 et 8.300 emplois locaux créés au-delà des nombreux emplois sauvegardés.

Au total, si on additionne le budget du « Plan Infrastructures 2016-2019», les crédits classiques et d’entretien du SPW et de la SOFICO, les crédits européens obtenus dans le cadre de la programmation FEDER 2014-2020, les montants alternatifs de SOWAFINAL 3 tels qu’arrêtés par le Gouvernement pour les volets Zones d’activités économiques et Ports autonomes et les crédits classiques Zones d’activités économiques, ce sont plus de 2 milliards € qui sont ainsi programmés en investissement et en entretien infrastructurels pour cette législature.

Ces budgets s’inscrivent dans un politique pluriannuelle programmée, entre autres au travers d’une gestion de type « PMS » (Pavement Managing System) ou « BMS » (Bridge Managing System), tenant compte du suivi, de l’évolution et de la planification nécessaire des interventions sur les infrastructures, comme cela est détaillé ci-après pour les ponts.

2. Gestion des ponts en Wallonie

La gestion des 5000 ouvrages d’art en Wallonie est régie par un Règlement qui définit les règles en termes d’inventaire, d’inspections et de réparations des ouvrages des réseaux routier et fluvial en Wallonie. Sur base de ces inspections, les états de santé des ouvrages sont établis et permettent d’établir les priorités d’intervention. Les ponts sont dès lors classifiés en 6 catégories.

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La périodicité des inspections est de 3 ans de manière standard et est adaptée en fonction des besoins et peut varier de 6 mois à 6 ans. Elle permet ainsi d’assurer un suivi adapté à tous les ouvrages.

Le « Plan Infrastructures 2016-2019 » ainsi que d’autres budgets spécifiques vise à réhabiliter au minimum les ponts, ciblés par le SPW et la SOFICO, dont l’indice de santé est classé en catégorie « A ». Rien que pour le « Plan Infrastructures 2016-2019 », il s’agit d’un investissement de 46 millions € budgété pour les travaux les plus importants de réhabilitation voire de remplacement de certains ponts (auto)routiers. Les budgets annuels complémentaires également disponibles sont répartis par les spécialistes de l’administration et de la SOFICO qui sélectionnent les ouvrages nécessitant des réhabilitations, des réparations ou des opérations d’entretien, afin d’éviter un développement de dégradations plus importantes. Au total, sur la législature, cela représente un budget de près de 200 millions € qui sont consacrés à la réhabilitation et à l’entretien des ponts « régionaux ».

Par ailleurs, le cas échéant, des limitations de vitesses ou des réductions de bandes de circulation peuvent être employées sur des ouvrages de catégorie « A ».

Actuellement, en tenant compte de l’ensemble des ouvrages et que ce classement évolue très régulièrement en fonction des inspections et des réparations effectuées, 36 ponts sont classés en catégorie de santé « A » (liste des ponts ci-dessous).

Pour le Ministre Maxime PREVOT, les ouvrages d’art wallons sont donc sous contrôle puisqu’ils font l’objet d’une surveillance rapprochée, d’entretiens, de mesures immédiates et de réparations programmées.

Annexe

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