Manon Choel – Le parcours d’une battante
Temps de lecture : 11 minutes

Te souviens-tu du premier moment où tu as senti que tu étais intéressée par la politique ?

La politique en général, c’est à la sortie de mon secondaire, à l’Institut Notre-Dame de Loverval, quand j’ai opté pour les sciences politiques aux FUCAM. J’avais l’envie, la curiosité de comprendre le fonctionnement de notre pays, des administrations, des relations entre le public et le privé. Je trouvais ces thématiques passionnantes.

« L’Université n’est pas faite pour toi »

Mais je n’ai pas suivi ces études. Pour une raison qui m’a démotivée. Je m’étais plantée lors du premier quadrimestre. Rien d’irrémédiable, je n’étais pas suffisamment bien préparée à cette première session. Lors de mon rendez-vous post-examens du premier quadrimestre, avec la  conseillère en orientation de l’université, celle-ci m’a fait comprendre que l’université n’était pas faite pour moi et que je devais viser des études professionnalisantes.

Et ?

J’avais 18 ans. J’ai eu la bêtise de le croire. Mais la détermination et le travail finissent toujours par payer ! Des études universitaires, j’ai fini par en faire, mais plus tard, en bouclant un master en Communication à l’ULB en 2020 avec une grande distinction. Je dois avouer que c’est une de mes plus grandes fiertés. C’est pour moi le parfait exemple qu’il ne faut jamais s’arrêter aux jugements trop hâtifs et qu’il faut toujours croire en soi.

« Mes amis et moi voulions développer un projet axé sur la parole aux citoyens » 

Pour répondre à la question du moment, j’étais encore étudiante quand la politique m’a rattrapée. Avec des amis, nous avions développé l’idée d’un projet de journal digital d’actualités qui visait à donner la parole aux citoyens carolorégiens. A l’époque, cette proposition destinée exclusivement aux réseaux sociaux était particulièrement innovante.

Un tel projet demandait des moyens financiers dont nous ne disposions pas. C’est pour cela que nous avons cherché à bénéficier d’un appui de la Ville de Charleroi pour mettre sur pied notre asbl.

Cette démarche m’a amené à rencontrer via des amis communs l’échevin Cyprien Devillers qui résidait à Mont-sur-Marchienne, comme moi. Voyant mon intérêt pour les citoyens et notre belle Ville de Charleroi, il m’a initié à l’engagement politique.

C’eût été pareil avec un échevin d’un autre parti ?

(sourire)

Je n’envisageais pas d’adhérer à une autre formation politique à cette période. Je suis fille d’indépendants, coiffeurs tous les deux, passionnés par leur métier. La vision libérale me paraissait la plus proche de mes attentes.

Lors de mes débuts, je n’avais pas d’ambition particulière. Je fus donc surprise, d’abord d’apprendre que j’étais retenue pour être sur la liste communale MR de 2018 et surtout, que j’occupais la quatrième place.

Aujourd’hui, cela fait sept ans que je suis engagée en politique. J’en ai même fait mon métier. J’ai travaillé pendant quatre ans dans deux cabinets, aux niveaux fédéral et provincial. On peut dire que j’ai trouvé ma voie : mon engagement est avant tout une passion !

« Je ne retrouvais plus les valeurs humaines qui m’avaient séduite au début »

Tu es donc élue. Qu’est-il arrivé pour que tu choisisses de rejoindre les Engagés ?

J’ai pris une autre voie parce que je ne retrouvais plus, au fil des ans, les valeurs qui m’avaient séduite au début.

Quelles valeurs ?

Les valeurs humaines principalement. De plus, je ne me sentais pas à l’aise avec la façon de considérer le débat politique comme un affrontement binaire, tout noir ou tout blanc, comme si l’intérêt du parti l’emportait sur le citoyen. Il existe du bon sens provenant aussi bien de la gauche que de la droite. Nous ne sommes pas dans une guerre marketing “pepsi” versus “coca cola », la marque des « Bleus » contre la marque des « Rouges » !

Lorsque je m’y suis affiliée, j’avais cette envie de faire avancer les choses, de créer de nouveaux projets pour le bien-être des citoyens et leur cadre de vie. Cela ne peut se faire, à mon sens, que par l’échange et un dialogue positif.

J’en resterai là. C’est une question de correction. J’ajoute que j‘ai connu de belles personnes au MR et que je ne regrette absolument pas le chemin parcouru. Il m’a permis d’apprendre et de renforcer les convictions politiques que j’avais à la base.

Apprendre ?

Toutes mes fonctions m’ont donné l’occasion d’être omniprésente sur le terrain. De rencontrer de nombreux citoyens qu’ils soient indépendants, artisans, salariés, parents, etc.

Il y a aussi le travail que l’on ne voit pas : le travail de fond. J’ai eu l’opportunité de bosser sur des dossiers plus complexes, comme celui des PFAS, toujours d’actualité. Une calamité en termes de santé publique, d’ailleurs !

Il est vrai que l’on me qualifie avant tout comme une communicante. Dans les faits, mon poste de collaboratrice allait bien au-delà de cette fonction. Le travail en cabinet demande beaucoup de polyvalence. Je pouvais aussi bien préparer des questions et des réponses à destination des séances publiques et dans le même temps, m’occuper d’organisation.

Parmi les belles personnes, citerais-tu Nicolas Tzanetatos qui a déclaré dans Sud-Presse, en apprenant ta décision de rejoindre Les Engagés, qu’il te « souhaite de t’épanouir ? »

Par exemple, oui. Le verbe est d’ailleurs adéquat.

« Fière de mes parents ! »

Avec ma maman, Sylvie Choel, qui m’a toujours soutenue.

Ton curriculum vitae est dense et pour le moins diversifié. A côté de plusieurs fonctions liées à la communication, notamment porte-parole de Denis Ducarme lorsqu’il était ministre, tu es « prothésiste ongulaire » ? C’est-à-dire ?

(Rire)

Ça vous épate, manifestement ! Cela étant, je vous déconseille de me demander une pose d’ongles en gel. Cela fait au moins douze ans que je ne pratique plus, le résultat risque de tendre vers la catastrophe ! Pendant ma rhéto, j’ai effectivement suivi une formation en cours du soir afin de devenir prothésiste ongulaire. Mais comme vous l’avez constaté, j’ai changé d’orientation en cours de route.

Mes parents coiffeurs ont eu une belle carrière dans le domaine de l’esthétique et du bien-être. Un secteur qui a attisé ma curiosité dès mon plus jeune âge. Je voulais faire comme maman. Alors j’appliquais de l’après-shampoing sur la tête de poupées en guise de “coloration” et je leur coupais les cheveux de façon très artistique pour faire comme papa. Malheureusement, mes parents ne m’ont pas transmis leur talent pour la coiffure.

Ils sont de merveilleux artisans. Ils ont d’ailleurs participé à des concours. Maman, Sylvie Choel a été sacrée meilleure artisan de Belgique dans sa catégorie. Et papa, Louis Lacassaigne, a été deux fois champion du monde de coiffure à New York et à Cannes, où il représentait la Belgique.

Je suis très fière de mes parents. Leur détermination professionnelle et leur carrière sont une grande source d’inspiration pour moi.

« Mon burn-out ? J’ai cessé d’avoir honte »

Avec mon papa, Louis Lacassaigne.

Tout n’est pas dit dans un CV. Nous comprendrions que tu ne t’étendes pas sur un sérieux accroc de santé, un burn-out, qui t’a bloquée pendant plusieurs mois. Mais avant de commencer l’entretien, tu as insisté pour en parler, pourquoi ?

Parce que j’ai cessé d’en avoir honte. Aujourd’hui, je suis apaisée. J’ai retrouvé la force physique et la vigueur morale qui me permettent d’en parler sereinement. Je ne veux évidemment pas être réduite à cette période douloureuse de ma vie, mais pour moi, il est essentiel de témoigner. De dire à celles et ceux qui en souffrent qu’il est possible de s’en sortir. Le burn-out et la dépression ne sont pas des fatalités, ils ne définissent pas une personne. Nous sommes des êtres humains et non des robots, parfois, on craque !

Le burn-out et la dépression sont de vraies maladies. On constate d’ailleurs une augmentation de celles-ci auprès de la population belge. Une personne sur trois doit faire face à des souffrances psychologiques. Les problèmes de santé mentale ne doivent pas être perçus comme étant dégradants ou inexistants sous prétexte qu’ils révéleraient une forme de fragilité.

La honte ?

De la honte et de la culpabilité, c’est ce que l’on ressent quand on tombe de haut !

Lorsque les premiers signaux avant-coureurs se sont manifestés – fatigue intense, changement d’humeur, absence d’émotions, insomnie, etc – je n’ai pas écouté mon corps, ni ma tête ! A mes yeux, rien ne pouvait atteindre la jeune fille bosseuse, active et rigoureuse, telle que je me voyais. Le dicton “à l’impossible nul n’est tenu” ne faisait pas partie de mon vocabulaire.

Et soudainement au printemps 2021, je suis littéralement tombée. Je n’oublierai jamais ce jour. Le désarroi était proportionnel au déni. Mon monde venait de s’écrouler.

« Pour l’entourage, c’est compliqué »

Tu n’étais pas seule…

Non, et j’ai toujours pu compter sur ma maman. Mais globalement, même pour l’entourage, ce fut compliqué. On n’est pas préparé à cela. Il y avait de l’incompréhension. Moi qui suis d’un tempérament solaire (ndla : confirmé dans l’entretien, entrecoupé d’éclats de rire), je me renfermais. Je ne sortais plus. Mes relations sociales et professionnelles en étaient affectées. Et ne négligeons pas les répercussions salariales et financières.

Le plus important dans une situation comme celle-là, c’est d’être entouré et encadré par des professionnels de la santé. Le suivi psychologique est indispensable, la pratique de sport et un sommeil réparateur sont également les clés vers la guérison. Mais le chemin peut être long et requiert beaucoup de patience.

Combien de temps avant de revoir une lueur d’espoir ?

La phase aiguë a duré neuf mois, jusqu’en février 2022. A partir de ce moment, j’ai entamé une phase de récupération que l’on peut assimiler à une forme de rééducation. Pour affronter mon mal-être, je me faisais un programme d’obstacles qui me forçait à sortir de la maison, voir du monde, reprendre graduellement mes activités professionnelles.

Le travail est évidemment mental. Ça a payé. Et je suis convaincue aujourd’hui que j’en suis sortie plus forte qu’avant la chute. « Ce qui ne me tue pas rend plus fort » : on cite souvent la phrase de Nietzsche. En tout cas, elle me correspond. Elle m’a permis de me reconstruire sur des bases plus solides. Et je m’écoute avant toutes choses !

Redresser la tête était absolument vital pour continuer à avancer, confiante et déterminée, dans la voie que je m’étais tracée, en 2018, au service de mes concitoyens. Jamais je n’aurais envisagé d’être à nouveau candidate au Conseil communal, ni de me lancer dans un nouveau défi, avec l’équipe des Engagés si je n’avais pas eu la certitude d’avoir vaincu ces tourments.

« Tu es ici chez toi »

Rejoindre les Engagés était pour moi une évidence.

Tu es donc candidate, avec quelles ambitions ?

Je souhaite convaincre les citoyens carolorégiens de me faire à nouveau confiance pour cette nouvelle mandature.

J’ai obtenu 537 voix pour ma première élection en 2018. Ce résultat flatteur est porteur d’espoir, mais ne garantit pas d’être réélue. Je suis d’autant plus décidée à me battre pour l’être que j’ai passé le cap de l’apprentissage et que je me sens prête pour exercer un mandat sollicitant plus de responsabilités. En prêtant serment, on ne mesure pas la charge de travail et l’implication que le poste de conseiller requiert. Aujourd’hui, je maîtrise mieux les sujets et les exprime avec plus d’aisance.

L’accueil ?

J’ai dit en conférence de presse que rejoindre les Engagés était devenu pour moi une évidence. L’accueil fut à la mesure de cette assurance : naturel, sans tralala. Une façon de dire : « tu es ici chez toi ».

Le mouvement ne vise pas la polarisation des citoyens, mais souhaite rassembler et construire un projet de société qui a pour ambition de respecter les besoins de tous.

Ce qui m’a d’emblée frappé, c’est la cohérence du message dans un cadre marqué par la diversité. Il n’y a pas d’attrape-voix amené pour une couleur de peau, une catégorisation professionnelle ou religieuse, mais une réelle ouverture d’esprit. Les candidats sont considérés comme des personnes à part entière avec leurs convictions, leur parcours, leurs atouts.

« ULB : la richesse de la diversité »

Durant ma vie d’étudiante, j’ai pu m’immerger dans divers secteurs. Ne désirant pas être complètement à la charge de mes parents, j’ai donc bossé, comme tant de jeunes aujourd’hui. Je me suis également investie dans des actions de bénévolat.

J’ai découvert divers univers. A commencer par le secteur de la jeunesse. J’ai assisté les animateurs de La ferme des Castors lors de mes congés scolaires. Je me souviens avoir été bouleversée par une petite fille Anaïs, qui était tellement turbulente et qui pleurait à chaque activité. Après avoir établi un dialogue, elle a fini par avouer qu’elle était triste parce que “ le juge lui avait dit qu’elle ne pouvait plus voir sa maman”. Cette histoire m’a marqué !

J’ai travaillé également dans le secteur de l’alimentation et de la distribution ; dans l’Horeca.

Le plus original, sans doute, ce fut mon job de surveillante dans le bâtiment universitaire où je logeais. C’est dans des moments comme ceux-là que l’on remarque à quel point ce n’est pas toujours facile de faire appliquer un règlement. Les étudiants n’étaient pas toujours commodes ! (rire)

L’université reste ma plus belle expérience, elle m’a changée ! C’est là que j’ai découvert la richesse de la diversité. Ce furent des années formidables, magiques, avec ces étudiants venus de partout. J’ai des souvenirs pleins les yeux, je revois nos échanges assis dans les couloirs du bâtiment Héger, lié à l’ULB, on parlait, on apprenait, ça libérait mon cerveau de sa perception parfois trop étriquée et ça m’a permis d’appréhender différentes thématiques avec plus de nuances.

Je suis aussi manuelle qu’intellectuelle. Et en plus, le jardin, c’est bon pour la santé.

« Le thème qui me tient le plus à cœur ? La santé »

Sur quels points aimerais-tu t’engager en particulier ?

J’insisterai d’abord sur le principe de l’engagement. Je me bats pour des valeurs, pour développer des politiques plus justes et transparentes, sans trahir ses promesses, en restant crédible. La politique attire moins, c’est un fait. Trop de gens s’en détournent, alors qu’elle concerne tout le monde.

Il m’est arrivé aussi de m’interroger : l’effort en vaut-il la peine. Ma réponse est oui. Ardemment oui. Comme l’a dit un ancien Premier Ministre, Paul Vanden Boeynants, « si tous les dégoûtés s’en vont, il ne restera plus que les dégoûtants ».

Le thème qui me tient le plus à cœur est celui de la santé. La santé et le bien être devraient être des références pour chaque processus décisionnel, peu importe le niveau de pouvoir. Et les pouvoirs locaux ont un rôle essentiel en la matière.

Un exemple date d’une visite du service de néphrologie à l’hôpital Marie Curie. Le docteur en charge du service avait constaté un nombre important de jeunes adolescentes souffrant de problèmes de rein. Après une analyse de leurs habitudes quotidiennes, le docteur avait remarqué que bon nombre d’entre elles se retenaient trop, par crainte de se rendre dans les toilettes de l’école parce que leur aménagement et la propreté étaient parfois négligés et ne répondaient pas à leurs besoins.  

Un deuxième thème, c’est l’encouragement de l’activité économique.

J’aime profondément ma ville et j’aimerais qu’elle soit considérée à sa juste valeur ! Le territoire Carolo regorge d’artisans, de producteurs, de commerçants, de restaurateurs, de propositions culturelles, etc. Le challenge pour redynamiser la ville est de taille, mais il est essentiel pour la santé financière de nos indépendants locaux, de nos associations, pour la création d’emplois ainsi que pour le tourisme.

Ne négligeons aucun détail ! La vitrophanie pour embellir les cellules vides, donner une plus belle image de nos rues parfois abandonnées ? Oui, je suis pour ! Si cela fonctionne dans certaines villes de France, alors pourquoi pas chez nous ?

Se présenter devant l’électeur, cela ressemble à se présenter devant un employeur potentiel. Quels atouts ferais-tu valoir ?

Excellente question (rire) ! Je dirais que mon bagage, c’est d’abord mon vécu. Si j’ai mené des études universitaires, j’ai aussi fait l’université de la vie, par mes expériences professionnelles, par le bénévolat.

Je me qualifierais comme étant opiniâtre, loyale, un esprit ouvert, polyvalente, curieuse, autant manuelle qu’intellectuelle. Et bonne organisatrice. A votre avis, cela suffit-il ? (sourire)


CV de Manon Choel

Conseillère communale Les Engagés/C+ Charleroi

  • Contact :
    Rue Try du Scouf, 43 E – 6032 Mont-sur-Marchienne
    0468/387419
    manon.choel@gmail.com
  • Célibataire

Formation

  • Master Communication Corporate & Marketing
  • Bachelier professionnalisant en communication d’entreprise et relations publiques 

Profession

  • Collaboratrice parlementaire du Député fédéral Denis Ducarme
  • Porte-parole du Ministre Denis Ducarme (Classes moyennes, Indépendants, PME et Agriculture)
  • Collaboratrice de la Députée provinciale Fabienne Devilers

Mandats

  • Conseillère communale de Charleroi (2018- 2024)
  • Membre des Conseils : Tibi, Brutélé, Télésambre, RCA, Arris, Fonds du Logement de Wallonie

Loisirs

  • Théâtre d’improvisation
  • Natation

Qualités 

  • Loyale, opiniâtre, polyvalente, curieuse

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