Depuis de nombreuses années, le visage de Charleroi s’est transformé grâce à une politique d’investissements volontariste. Celle-ci a permis de rénover plus de 650 tronçons de voiries. L’amélioration du réseau routier reste une priorité pour l’Échevin des Travaux. L’année 2025 n’a pas fait exception, avec une vingtaine de rues et de trottoirs qui ont bénéficié d’une rénovation complète du revêtement.
Et pour cette rentrée, de nouveaux chantiers vont encore être lancés. L’occasion de faire le point avec l’Échevin.
Monsieur Goffart, les chantiers continuent à se multiplier sur le territoire carolo. Est-ce une stratégie volontaire ?
Absolument. Aux quatre coins de Charleroi, nous intervenons pour améliorer la voirie, la mobilité et les infrastructures. L’objectif est clair : offrir aux Carolos des axes et des cheminements plus sécurisés, mais aussi un cadre de vie plus agréable. Chaque chantier, petit ou grand, est un investissement concret pour le confort et la sécurité des habitants et des usagers.
2025 est une année particulière en matière de gestion des chantiers.
En effet. Parmi les chantiers terminés, 25 % concernaient la rénovation de trottoirs. Un autre quart portait sur des chantiers de grande envergure, avec une reconstruction en profondeur incluant la pose du réseau d’égouttage et la rénovation complète des trottoirs. Enfin, le reste des interventions concernait l’entretien du revêtement.
Cette première année de votre 3e mandat vous a donc permis de finaliser des dossiers importants.
Tout à fait. Nous avons pu achever la rénovation en profondeur des rues Houtart et Lambilotte à Jumet, de la rue Desy à Monceau-sur-Sambre ou encore de la rue Decoux à Dampremy. Plusieurs voiries interquartiers, comme les rues du Jeu de Balle et de la Chapelle à Marchienne-au-Pont ou la rue Trieu Plaqueu à Couillet, ont également été finalisées.
Et d’autres chantiers sont encore en cours depuis de nombreux mois…
Effectivement. À Roux, la transformation de la rue Sous-le-Bois avance bien : l’égouttage est terminé et nous avons entamé la reconstruction de la chaussée et des trottoirs. À Monceau-sur-Sambre, la réfection de la rue de Goutroux touche à sa fin : les équipes finalisent les dernières réparations avant la pose de la couche définitive. À Jumet, plusieurs interventions sont en cours : rues du Pas de Charge et de la Fraternité, où la dernière couche d’asphalte vient d’être posée. Dans le quartier de Jumet-Heigne, la rénovation des rues Anseele et Masure bat son plein. Enfin, à la chaussée de Viesville à Gosselies, les impétrants travaillent en vue du lancement de la rénovation en profondeur de cette voirie d’accès vers l’hôpital Notre-Dame de Grâce.
Les autres communes ne sont pas oubliées ?
Certainement pas. Après la rue de Goutroux, les équipes se sont déplacées sur l’axe de la rue Vandekerkhove à Goutroux, dont la rénovation devrait s’achever rapidement. À Gilly, la rue de Soleilmont est en voie d’achèvement, tandis qu’à Dampremy, la rue de la Grande Armée et le carrefour Decoux sont en plein chantier.
Vous avez aussi coché le centre-ville.
En effet, nous avons lancé la rénovation de la rue de l’Ancre, l’un des axes d’entrée de la Ville. La première partie est déjà finalisée. Nous travaillons actuellement sur la portion devant le Grand Palais, où un plateau ralentisseur est en cours de création.
Quels seront les grands projets de la rentrée ?
Dès septembre, nous lançons la rénovation de la rue Lecomte à Dampremy. C’est un dossier important pour les Damrémois, qui bénéficiera de nouveaux trottoirs, d’un plateau ralentisseur et d’aménagements sécurisant la voirie et les abords de l’école.
Et ce n’est pas tout : après l’intervention des impétrants, près de 7 millions d’euros seront investis pour la rénovation de la rue Biernaux à Jumet ainsi que des rues Noire Mécanique, Cornelis Debruyn et de Dampremy. Ces deux projets majeurs vont apporter une véritable plus-value pour les habitants de ces quartiers.
D’autres rues sont également concernées par des réfections plus ponctuelles ?
Oui. Pas moins de dix voiries supplémentaires vont bénéficier d’un nouveau revêtement, pour un budget global de 2 millions d’euros. Cela concerne par exemple la rue de la Station à Ransart, le chemin de la Cayode à Jumet, la rue du Grand Piersoulx à Gosselies, mais aussi la rue Motte à Charleroi ou encore la rue Mallavée à Marcinelle. L’idée est d’améliorer significativement le trafic et le confort des usagers dans tous les quartiers.
Les trottoirs ne sont pas oubliés ?
Certainement pas. Nous venons de finaliser une partie des cheminements piétons de la rue Try du Scouf. À la Belle-Vue, à Marcinelle, près de 350 000 € ont été investis dans les rues des Monts et Albert Goffin. D’autres rues suivront, comme la Petite Chenevière à Marcinelle ou la rue de l’Espérance à Montignies-sur-Sambre.
Quel est le fil conducteur de tous ces investissements ?
Nous travaillons avec une vision à long terme. Rénover nos voiries, ce n’est pas uniquement réparer l’existant : c’est investir dans notre cadre de vie. L’ensemble de ces réalisations s’inscrit dans une démarche globale : rendre tous les quartiers plus accueillants, plus sûrs et plus accessibles pour tous.




